si tu n'as pas étudié, voyage...

Depuis 1982 mes petits et grands voyages autour du monde sont l'occasion d'engranger une moisson d'images saturées d'informations sur la vie,dans les paysages du monde entier,entre photographies et carnet de route ...

les paludiers de Bali

Publié le 7/01/2017, par denis martin , Bali

 

Kusamba

 

Je laisse Matthew et Christopher à Kimberly et les Austaliens à leurs « Bintang ». En longeant la côte au sud de Padangbai, je devrais atteindre Kusamba Beach …Le chemin est long mais il parait que l’endroit vaut le coup d’oeil ; j’enfile mes baskets et enfourche un bébek (pas le canard mais le deux roues local)

L’imposante masse verte du volcan Agung, montagne sacrée des habitants de Bali domine l’horizon de ses trois mille mètres.

 

 

Les vagues éclaboussent l’océan. Une douce brise marine enveloppe une belle plage de sable noir à l'atmosphère tropicale.

 Une ligne de bateau à balanciers (prahu c’est le nom donné à ces bateaux de pêche) décore le sable noir tout au long du rivage. Leur gros "yeux" sur la poupe  aideraient les pécheurs à se repérer dans l'obscurité car la pêche a aussi lieu la nuit.

Le détroit entre Bali et l’île de Nusa Penida est habité par un grand nombre de navires. Deux fois par jour, un lourd bateau pouvant emporter jusqu’à 1,5 tonnes de fret avec un équipage de cinq personnes débarque riz, légumineuses, fruits et d'autres matériaux. Le Pranedya Quartya, un chimiquier immatriculé au Panama

écrase de sa masse noire la voile blanche et triangulaire

des élégants « prahu ».

 

Les paludiers

 

 

Sur la côte, plusieurs familles de sauniers exploitent le sel de mer ('garam' en bahasa indonésia)

selon une méthode originale. J’observe l’un deux ;

le dos courbé, le petit homme charrie en équilibre sur ses épaules

deux énormes bacs d'’eau de mer. Il la répand ensuite sur le sol sableux aplani à cet effet.

Je comprends le processus. Après évaporation, celui ci est ramassé

dans de grands paniers de bois tressé qui servent de filtre. De longs troncs de palmier sont alignés ; ils ont été coupés en deux et évidés. C’est là, dans ces « Palungan » que la saumure obtenue précédemment est versée.

 

 Elle s'évapore ensuite laissant apparaître les cristaux d'un gris terne que je vois au creux du tronc.

 

 C’est dur, non ? Le gars opine avec un grand sourire.

Sur le sable noir, avec cette chaleur étouffante c’est un travail exténuant.

Mais ça nourrit son homme et même toute la famille. D’après ce que je vois,

le sel produit est utilisé pour la préparation du poisson séché.

Tiens, voilà les gamins ; craintifs ou curieux ?

En tout cas, mon intrusion les intrigue, ils n‘ont rien à me vendre,

mais mon appareil photo est l’objet de leur curiosité. « Siapa namamu ?» «  Dari mana ? »

Oulala, ça va trop vite…

Je rassemble mon indonésien de poche et tente une brève conversation.

Ce qui les fait bien rire.

 

 

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