si tu n'as pas étudié, voyage...

Depuis 1982 mes petits et grands voyages autour du monde sont l'occasion d'engranger une moisson d'images saturées d'informations sur la vie,dans les paysages du monde entier,entre photographies et carnet de route ...

Tassili du Hoggar décembre 2007

Publié le 24/12/2016, par denis martin , Tamanghasset

" Les voyages dans cette zone sont actuellement fortement déconseillés par le ministère des Affaires étrangères français " 

Retour en 2007 où nous avons passé Noël au balcon des aiguilles de Tilenfaza.

 

Hiver.

C’est notre dernière soirée dans le Tassili du Hoggar, à une trentaine de kilomètres de Tamanrasset.

Un vent glacé me fait frissonner ; nous nous serrons autour du feu,

emmitouflés dans de vieilles couvertures

Ce soir, la lune se lèvera tard et maintenant, dans le ciel noir, les étoiles dansent. Orion, trio inséparable, pointe à l’est fidèle au rendez-vous.

 

Moussa

 

Immersion

La randonnée nous immerge dans des étendues silencieuses et lumineuses de vagues douces et de roches noires déchirées par un érosion millénaire. S’il ne fait pas bon s’y perdre, on ne reste pas longtemps seul dans les parages à cette époque de l’année. On trouve autour des campements, au mieux, les restes carbonisés des poubelles de la veille, au pire, papiers d’alu, piles, bouteilles plastiques et boites de conserve. Bientôt une opération désert propre ? A voir les sacs multicolores accrochés aux épines des acacias à l’entrée de Tam, ce n’est pas pour demain !

 

Le bivouac

Le feu crépite, un dernier thé, le troisième, le plus doux. Ali prépare la taguela ; il réunit les ingrédients l’air dubitatif. Bachir, lui est le spécialiste, il pétrit la pâte en poussant sa formule magique : «Gallé » à laquelle on répond « alalabaada » à moins que ce soit l’inverse. Et ça nous fait rire comme un numéro bien rodé.

 

 

 

Tiens, Ali a terminé sa pâte à pain. Elle a l’air liquide s’inquiète Moussa. « Ils ne vont pas manger ça ! » ajoute Bachir , toujours moqueur. Intéressé aussi, il lorgne sur nos affaires avec insistance. Ses souliers sont décollés,-mise en scène?- je lui laisserai mes chaussures de marche.

 

Moussa

Dans mon carnet j'ai mis quelques croquis et ces noms obscurs il y a une semaine; je les écrirai ainsi .

Tilenfezza, Youf Ehaket, In Akacheker, El Ghessour.  Ces montagnes sont très surprenantes : forteresses de grés, labyrinthes ciselés, canyons sableux ou aiguilles impudiques dégagent une atmosphère mystérieuse.

Même si c'est un luxe, la marche, est vraiment le moyen idéal pour découvrir ces endroits merveilleux.

Moussa nous mène partout sans hésitation. Il connaît les moindres recoins où le peintre rupestre local a laissé son empreinte. Il reconnaît la gazelle et le chacal à leur trace, mais il s’embrouille un peu avec le nom des oiseaux.

 

Si c’est gros, c’est un aigle, noir c’est un corbeau. En tout cas, comme tous les Touaregs, il a horreur des serpents. La petite vipère de Youf Ahaket en a fait l’amère expérience.

Voilà après quelques devinettes, des jeux écrits dans le sable, le pain est cuit.

Nous filons dans nos sacs de couchage, bonnet sur la tête et chaussettes aux pieds.

Cette nuit, l’eau a gelé et nous aussi.

 

 

Epilogue

Un filet d’eau chaude nous redonne une allure présentable. Repas chez le frère d’Ali. Nous lui remettons nos billets d'avion ... On apprend la mort de quatre touristes en Mauritanie : sueurs froides.   Derrière nous, Bachir, goguenard, dépose une bouteille de gaz…

 

 

Voyage réalisé avec Nomade Aventures

http://www.nomade-aventure.com/

 d'autres images

http://www.flickr.com/photos/denmartin/sets/72157603689584990/

 

 

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