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Abécédaire
"- Vous partez à Douz? "
" -Non, on ne sera que huit ! "

Ainsi a débuté notre voyage. Arrivant à Djerba, nous récupérons nos voitures et c'est parti pour 1000 bornes sous un franc soleil d'été à la rencontre de la Tunisie et de tunisiens.
A comme Abouda
Le Regal est un resto tenu par Abouda face au grand tamaris à l’entrée du souk. Il consigne dans un livre d’or les remarques des clients ; on y trouve Nicolas et Carla, Brad et Angelina. On a bien mangé : signé JP Coffe.
B comme berbère
La tente berbère est faite en laine très serrée ; la nuit sous l’orage, elle prend l’eau et finit par se déverser en de multiples endroits à l’intérieur, ce qui laisse peu de place pour dormir.
C comme Chenini
Chenini est le Mont Saint Michel du coin ; avant de se garer, on est arrêté, rabattu et déjà fourbu. A part ça, le village est coquet.
D comme dromadaire
Ali Baba possède une queue de fennec accrochée à son cou, car c’est le chef.
Mais Ali Baba n’est pas content quand on lui tire sur le nez. Alors, il blatère.
E comme Er Riah
Kipa sur la tête et les pieds nus, nous pénétrons dans la plus belle synagogue du monde, la Ghriba .Elle se trouve à Er Riah, sur l’île de Djerba.
F comme Foundouk
Le foundouk était un caravansérail destiné à accueillir les négociants et leurs marchandises.
Aujourd’hui ils sont transformés en hôtel, restaurant ou galerie marchande.
G comme Gightis
C’est l’heure de la sieste sur le site romain de Gightis. Mais il en faut plus pour nous faire renoncer à la visite... Une mobylette ! Tiens, le gardien nous a repérés.
H comme Houmt Souk
Sur les quais du port de Houmt Souk, c’est Disneyland. Les bateaux pirates font le plein et quittent le port au son d’une musique « new age » electro-orientale.
I comme interdit
On a aimé ces panneaux : Interdit de boire et manger. Interdit de photographier : je vais le prendre en photo !
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Publié à 19:57, le 21/04/2012, Tataouine Mots clefs : denismartin, camel, synagogue, dromadaire, chameau, bivouac, poisson, trekking, desert, randonnée |
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Abécédaire

J comme jaune
Les taxis de Tataouine sont jaunes comme beaucoup de mobylettes achetées à la poste française. Certaines en gardent encore le porte-sac.
K comme ksar
Un ksar des ksour : les monts du Dahar en comptent 150. Pour les tribus berbères, c’était un grenier collectif constitué de cellules, appelées ghorfas. Nous dormons dans l’une d’elles à Douiret.
L comme Latifa
Latifa tient avec sa sœur l’auberge de Douiret. Elle aime parler et pour demain elle doit répéter plusieurs fois : « suis-je chez ce cher Serge »
M comme Matmata
A Matmata il y a peu de maisons pour la simple raison qu’elles sont enterrées ! Elles offrent plusieurs pièces creusées dans la falaise et voûtées en berceau, qui s'étendent autour d'une cour centrale.
N comme nourriture
La nourriture est la grande affaire de chaque jour. Y aura-t-il des cornes de gazelle au dessert ?
O comme Olivier
Le Menzel est une exploitation agricole djerbienne. Avec l’olivier au tronc noueux et à la silhouette trapue, ils sont indissociables du paysage local. L’olivier offre aux habitants une source importante de revenu.
P comme pluie
Le ciel est noir et le soleil fait des pattes. L’orage approche.
L’avantage c’est qu’après la pluie, le sable est ocre et dur comme de la terre battue.
Q comme quincaillerie
La quincaillerie du souk offre toute sorte de babioles et d’articles de bricolage. Elle est remplacée peu à peu par le shopping center !
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Publié à 11:01, le 21/04/2012, Tataouine Mots clefs : denismartin, camel, dromadaire, chameau, bivouac, ksar, poisson, trekking, desert, randonnée |
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Abécédaire

R comme révolution
La révolution a laissé quelques traces sur les murs surtout.
Mais devant les hôtels, les plages privées le sont toujours.
S comme Star Wars
Georges Lucas a tourné dans le Grand Sud tunisien les six épisodes de sa saga légendaire.
Autour de Tataouine mais aussi entre Tozeur et Nefta et dans le chott El Jerid. D’autres films ont été tournés ici, comme « le Patient Anglais » ou récemment « Or Noir ».
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T comme Toujane
Nous logeons chez Bechir Hasnaoui. Sa terrasse ouvrant sur le golfe de Gabes offre un panorama exceptionnel. Dans une grotte, un étonnant moulin à huile nous attend. Enfin, Toujane est un village berbère où aucune scène de Star Wars n’a été filmée !
U comme urgent
Difficile de ne pas manger des tomates ou des salades. La harissa baignant dans l’huile et servie avec des olives ne laisse pas indifférent. Le résultat est parfois le même.
V comme vin
Grâce aux Carthaginois, la viticulture a prospéré.
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Dans la cité comptoir de Gightis, flottent encore les arômes d’épices, de cuir et de fruits noirs.
Quand est ce qu’on mange ?
W comme Wataniya
La Télévision Tunisienne 1 appelée Al Wataniya 1, est une chaîne de télévision généraliste publique tunisienne. On y voit des séries aussi stupides que chez nous ; mais ce que les tunisiens mâles préfèrent, ce sont les matchs de foot.
X comme X
Le tourisme sexuel se développe sur les plages de Tunisie ; nous n’avons rien vu, à part des chevaux arabes sévèrement montés d’ailleurs.
Y comme Yasmine
Au restaurant El Yasmine de Zarzis
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nous partageons une minuscule terrasse, une brise marine, un grand soleil et quatre dorades.
Z comme Zaafrane
A quelques mètres de la sortie de la ville, une borne kilométrique indique Douz 11. J’aurais préféré Douz douze, mais on l’a loupée.
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Publié à 10:20, le 21/04/2012, Douz Mots clefs : camel, tunisie, dromadaire, chameau, bivouac, ksar, poisson, trekking, desert, randonnée |
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Préhistoire
Oued Mathendous ; Wadi Matendouch en tamasheq .
Ici rien d’autre qu’un paléolithique à ciel ouvert. Il révèle une savane vieille de 12000 ans jusqu’à une période pastorale âgée seulement de 6000 ans. Il faudrait des jours pour contempler ces chefs-d’œuvre, en mesurer les détails anatomiques, apprécier la patine et le style… Bernard et moi en remplissons notre carnet devant l’œil amusé de nos guides. C’est ici un extraordinaire rendez vous avec notre préhistoire, un patrimoine mondial encore préservé des pillages, une sorte de bibliothèque rupestre nichée dans des canyons où fleurissent la violette aftezen, la ronde coloquinte, le gai lupin.
La faune aussi y est très riche. Des traces de rongeurs sillonnent la cuvette, dans les airs deux rapaces rivalisent d’acrobaties, poussant des cris aigus amplifiés par les parois de la gorge. Des mola-molas, petits passereaux en tablier noir et blanc vont et viennent, de gros lézards posent sur leur dalle de pierre noircie par le soleil, en attendant les photographes.
« Comment on dit éléphant en tamasheq? »

Adou, le vent et temsé, le feu se partagent la vedette ce soir. Ahmed nous initie au dera,
un jeu de quadrillage qui reprend l'univers quotidien des Touaregs.Mais, connaissez-vous les Ishighan ? Il s’agit d’un jeu qui tourne autour de quatre morceaux de bois que l’on lance en l’air et qui en retombant au sol peuvent donner diverses formes.

Ahmed joue sur cette photo à dessiner une gazelle en reliant entre eux des points dans le sable.
D'autres photos
http://www.flickr.com/photos/denmartin/sets/72157603877376595/
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Publié à 16:44, le 5/04/2012, Murzuq Mots clefs : tamasheq, art rupestre, libye, désert, préhistoire, touareg, nomade, faune, patrimoine, randonnée |
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Libye, février 2005
La nuit venue, alors que la Grande Ourse escalade lentement la voûte céleste, une troupe du Niger est venue nous présenter son spectacle. Les femmes vêtues de robes bleues à paillettes, et les messieurs, tout habillés de noir enchaînent des chants et des danses à la lueur de la pleine lune.
Wadi Essengalen, Tadrat Acacus
La pluie se met à tomber ; elle tombera non stop pendant deux heures et pas goutte à goutte cette fois ci! Capes, K-ways ou encore sacs poubelle sont de sortie. Sur ce plateau de pierres noires de mini oueds se forment car la pluie ruisselle de plus belle : les 5mm annuels sont largement dépassés…

Nous finissons par trouver une très haute grotte plus ou moins fermée sur le dessus. Ironie du sort, la pluie s’arrête au moment où nous nous arrêtons ! Tout le monde se retrouve autour d’un feu pour faire sécher les couvertures, les matelas, les fringues et se réchauffer car il y a un sacré courant d’air par moment. Nous dormirons dans la grotte ou le long de la paroi rocheuse.

D'autres images
http://www.flickr.com/photos/denmartin/sets/72157603873956084/
circuit réalisé avec Zig Zag
http://www.zigzag-randonnees.com/index.php
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Publié à 16:13, le 5/04/2012, Gh?t Mots clefs : oued, art rupestre, cave art, libye, denis martin, rock art, grotte, pluie, archeologie |
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Lac Saint Jean
Dimanche 11 aout 1985
Après avoir dormi à l’Auberge de jeunesse de Saguenay, je quitte Chicoutimi avec la ferme intention de rallier le lac Saint Jean. Mon repas du soir, morue à la crème et roulé aux bleuets, m’a alourdi.
Avec la purée de crevette de Rimouski, pris dans une excellente maison, et dans un cadre idyllique, on pourrait penser que je fais un voyage gastronomique. Loin de là, il m’arrive de sauter un repas, de me replier sous la tente le ventre vide pour éviter la charge des maringouins, ou d’enfiler un croque monsieur dans un café débitant du rock à tout crin sur le juke box….
D’habitude, il me suffit de rester sur le bas côté de la route quelques minutes pour voir stopper un véhicule. Mais aujourd’hui, depuis qu’une jeune femme rousse m’a déposé entre deux Saints dont je ne me rappelle plus les noms, je déchante. Le route est droite, les sapins l’encadrent de part et d’autre et les voitures passent chargées de touristes et de familles endimanchées.
Je m'assois et sors le "Routard". La semaine prochaine je pars en Gaspésie : voyons ce qu'ils en disent ? ", "ça vaut le coup d'y aller," bon début...Grande réserve de fous de bassans...des oiseaux precise-t-on, oui merci....Une voiture s'arrête !!!!
Mistassini, c’est ok ? Je prends, ne sachant guère où se trouve ce charmant patronyme. On m’apprend qu’il s’y tiendra la fête du bleuet, me demande si j’ai déjà gouté à son fameux petit vin, je promets de ne pas y manquer.

On me dépose au camping ; la rivière et les rapides proches annoncent une attaque imminente des moustiques. Une soupe gourgane, ainsi appelle t- on la fève, me redonne des couleurs. C’est une soupe très populaire à la fin de l'été dans la région du Lac-St-Jean. Je poursuis par une tourtière, un pâté dont on m’a dit le plus grand bien, et pars me coucher les dents colorées d’une tarte aux bleuets…

la passerelle en haut de la chute?....nous sommes en 1985 !
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Publié à 23:34, le 17/03/2012, Québec Mots clefs : tourtière, saint jean, gourgane, bleuet, fous de bassan, denis martin, saguenay, quebec, canada, auto stop |
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Anti atlas, mai 2011

Plan azur
Mardi 20 avril 2010
L’endroit est joli, avec son petit port aux barques multicolores,
ses forêts d’ arganiers et son doux climat. J’aime ses petits villages amazighs ,
sa vallée du paradis aux lauriers roses où nous nous baignons,
et au loin les montagnes enneigées de l’Atlas.
Ici les hippies ont un smartphone et les cheveux longs
et les Combi Volkswagen attendent face à la mer le retour des surfeurs.
Alors que le volcan Eyjafjöll n’en finit pas de promener ses cendres au dessus de l’Atlantique,
à 15 kilomètres au nord d'Agadir, de gigantesques travaux d'aplanissement
du terrain sont en cours. La poussière soulevée par les camions n’a rien de volcanique
et se voit à des kilomètres. Le site de Taghazout-Argana Bay se situe là.
Débutés en janvier 2007, dix ans de travaux devaient être nécessaires pour achever ce chantier.
Enfin, c’est ce qui est prévu : la première station balnéaire du Maroc,
avec la construction de deux hôtels de 1200 chambres et d'un centre de loisirs.
Et aussi de villas, d'appartements, de deux golfs, d'une médina avec commerces,
artisanat et diverses activités, d'un spa, d'une clinique et d'un institut de l'arganier.
Certes des golfs poussent dans des régions plus arides,
mais j’ai vu les dégâts sur l'environnement de ce genre de programme tout le long de la Mer Rouge
comme à Hurghada , Makadi Bay ou Safaga :
côtes bétonnées, assainissement sommaire et odeurs nauséabondes,
épuisement des ressources en eau, changement des mentalités
sont les plaies d’un tourisme mal maitrisé.
Le plan Azur, porté par le ministère du Tourisme, prévoyait la construction de 6 stations :
Saïdia, Port Lixus près de Larache, Mazagan à El Jadida, Mogador à Essaouira,
La plage Blanche près de Guelmim et Taghazout
La station de Taghazout Azur, elle n’est pas prête de sortir de terre suite
à la défection de deux investisseurs, Dallah Al Barka dont le contrat a été résilié en mars 2004
et Colony Capital en avril 2009,
bien que des travaux de terrassement aient été relancés en 2011.
A ce jour, seulement deux d’entre elles sont ouvertes :
Saïdia depuis juin 2009 et Mazagan depuis octobre 2009
Il semblerait que pour les pouvoirs publics le plan Azur glisse vers 2016…et même 2020
avec un programme Azur 2020 (en continuité avec le plan Azur)

traversée de l'Anti Atlas en Logan

Les gorges d'Amtoudi, une merveille!

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Publié à 12:58, le 20/02/2012, Agadir Mots clefs : Mazagan, maroc, amazigh, tourisme, station balnéaire, plage blanche, hippie, agadir, surf |
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Dimanche 11 octobre 1987.
Vingt et une heures, les musiques se taisent,
Après un modeste déjeuner chez « Bawa »,
je referme la porte en tôle de ma piaule.
L'air est sec, chargé de poussières.
L'harmattan soulève le sable du désert, donnant le jour, un ciel blanc mal lessivé.
Allongé sur le matelas, je compte les heures passées
à ne rien faire, car j'ai pris un congé pour une année sabbatique.
Ne rien faire et avoir tout le temps pour le faire !
Au hasard des rencontres et des retrouvailles on s'interpelle,on palabre, on se chicane, mais la bonne humeur l’emporte toujours. Il y a Alain, le grand sénégalais,
Saïdou qui tient le" refuge" où je loge et Joseph qui, embarrassé, m'accompagne
à la piscine de "l'Indépendance".
Claudie et son pote rasta veulent m'envoyer au Ghana, et Florence me fait partager un grand moment de détente: le cinéma en plein air !
Abdulhakim est un dentiste syrien. Il procède, dans une pièce voisine à la mienne, à des soins. Aujourd’hui, il accueille une femme assez jeune mais dont le bridge vient de casser : il lui manque toutes les incisives du haut. Pour ce genre de mésaventure, ce n’est ni le bon endroit, ni le bon moment, et le recours à un spécialiste n'est pas à la portée de toutes les bourses. Mais Abdulhakim est un virtuose et ses tarifs doivent être abordables.
A l’aide d’un kit portatif, composé d’un miroir, d’une spatule, d’une fraiseuse-meuleuse et de quelques fioles dont le contenu m’est inconnu, il va redonner le sourire à cette maman. D’abord anxieux, son petit garçon considère les travaux avec curiosité ensuite. Le voilà rassuré, l’appareil est rescellé. J’ai assisté à toute l’opération, prenant même quelques photos, que j’enverrai une fois développées.
Ce soir je retourne au cinéma, plus pour l’ambiance festive et turbulente qui y règne,
que pour la qualité des films projetés. « Danton, Tir groupé et Rambo » restent de grands souvenirs. Hélas, je n’en ai pas vu la fin. Quand tout est dit, et comme un seul homme, tout le public se lève. On se retrouve alors dans la rue, laissant les acteurs seuls à leur conclusion.
Enfin, j'ai déniché un roman, L’Ensorcelée de Barbey d’Aurevilly, et plongé dans la Chouannerie.
Posé sur un banc, je contemple ainsi les Ouagalais passant sur leur vélo, ou en deux roues à moteur. Le spectacle de la rue me captive : touchant même, à l'image de ce jeune garçon dégommant à la fronde un gros lézard, et le mettant dans sa poche....
J'avale mon haricot sauce piment, un peu de viande entoure un os : on dirait du lapin....
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Publié à 17:40, le 19/02/2012, Ouagadougou Mots clefs : denis martin, denismartin, rencontre, lézard, dentiste, cinéma, Rambo, viande, rue |
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Burkina Faso
Mardi 13 octobre 1987
La 404 s’ébroue, cahote et s’élance enfin…
Nous sommes douze dans ce taxi brousse :
trois devant, et neuf derrière. Au gré des arrêts
s’y joindront des sacs de riz,
deux poulets et des ustensiles de cuisine.
Dans ce face à face de quatre cents kilomètres
nous partagerons, deux banquettes en bois,
nos odeurs, quelques ennuis mécaniques,
un maigre repas, une nuit étoilée à la frontière togolaise,
et notre bonne humeur.
Sinkasse
région des savanes.
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Publié à 12:06, le 19/02/2012, Sinkassé Mots clefs : riz poulet, riz, poulet, 404, peugeot, savane, taxi, brousse, taxi brousse, denismartin, denis martin |
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Coup d’état
Autorisation de circuler et de prise de vue, une sacrée prise de tête entout cas !
Retour à Ouagadougou
Dimanche 25 octobre 1987
C'était il y a dix jours ,
A Ouaga, une fusillade venait d'éclater.
La radio venait de faire entendre la voix de son nouveau maître.
Il ne restait plus qu'à livrer la dépouille de Thomas Sankara,
victime d'un processus de rectification aux Burkinabés incrédules.
Sankara l’homme intègre semblait immortel. Mais la France ne portait pas dans son coeur cet opposant à la famille françafrique dont il ne faisait pas partie.
Jacques Chirac, premier ministre avait alors en travers de la gorge, la position de Sankara
en faveur de l’indépendance de la Nouvelle Calédonie. Blaise Compoare fait assassiner
son « meilleur ami » le 15 octobre 1987 au cours d’une réunion qu’il présidait avec ses conseillers.
Je suis alors de passage à Kara au Togo voisin, patrie du président Eyadema qui sera le premier à reconnaître le nouveau régime.
Cela va compliquer mon voyage, car bizarrement au Burkina un couvre feu est instauré, et les frontières, elles, sont fermées. J’ai laissé beaucoup d’affaires à Ouaga, des souvenirs, masques et djembés et j’ai peu d’argent sur moi.
Le coup d’état, qui dit avoir mis fin au régime autoritaire de Sankara, serait il mal vu dans la capitale burkinabée ?
Au bout de douze jours, je réussis à encaisser un mandat et ce dimanche 25 octobre un avion me ramène à Ouaga. Je laisse une gastro, Robinson, sa plage et ses paillottes, son bateau rouillé échoué sur l’ancienne route que la mer avale, les moustiques chez Marox, Jacques et ses R12…
Depuis, j’attends...résigné.
Demain, peut être, on aura du beurre.
Six heures, la chaleur m'aura dissuadé de flémarder.
La bouche sèche, les yeux rougis par le perpétuel courant d'air,
j'arracherai la prise privant mes oreilles du concert abrutissant du ventilo.

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Publié à 10:54, le 19/02/2012, Ouagadougou Mots clefs : rambo, coup d'état, françafrique, chirac, paillotte, marox, compaore, sankara, djembé |
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Jeudi 11 juillet 1991
Nous quittons, ma compagne et moi, la France le 11 juillet. L’été est sans excès, mais on annonce plus de 35° sur les trois-quarts de la France. Le vol Air Lib 6061 se pose à Tel Aviv où de fortes chaleurs sont annoncées aussi.
Notre horloge biologique perd deux heures, et nous un peu notre latin. Avec un anglais scolaire, nous finissons par trouver la gare et débarquons à Jérusalem complètement déshydratés.
L’année 1991 n’est pas la meilleure pour voyager dans ce Moyen Orient. La guerre du golfe s’est achevée dans le sang officiellement le 28 février. Le conflit a fait plus de 100 000 morts parmi les soldats iraquiens, et selon les sources entre 50 000 à 130 000 les civils ont péri. Coté israélien l’OLP et l’armée libanaise donnent des cheveux blancs au gouvernement Shamir.
Aussi, on rencontre beaucoup d’hommes en armes, civils ou militaires, dans les bus ou dans la rue. Israël est une nation diversifiée, et Jérusalem est un patchwork de populations d’origine ethnique religieuse, culturelle et sociale très diverse. C’est qu’en cette année 1991, l'empire soviétique est sur le point d’éclater, et des milliers de Juifs d'URSS, d'Ukraine et de Biélorussie et d’ailleurs sont entrés en Israël.
Vendredi 12 juillet 1991
Nuit sous la tente au kibboutz Ramat-Rachel situé au sud de Jérusalem.
Ici, l’ambiance est festive et contraste avec l’austérité de certains quartiers.
Des falashas, Juifs éthiopiens, fraîchement débarqués grâce à l’Opération Salomon ont installé une sono.
La visite continue : porte de Jaffa, la citadelle et le Musée d’histoire de Jérusalem.
Puis, on se perd dans les ruelles, et nous nous retrouvons mêlé à la foule sur l’esplanade devant le Mur des Lamentations. Nous suivons un petit groupe portant un drôle de chapeau et d’où tombent de longues tresses. Ils semblent savoir où aller; aussi nous montons, descendons, montons encore et nous voici, surmontant le Mur occidental. Nos trois harédim scrutent le Mont des Oliviers. La vue sur le Mont du Temple avec la mosquée al-Aqsa est fascinante.
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Publié à 16:37, le 15/02/2012, Jérusalem Mots clefs : palestinien, mosquée, juif, thermes, tour du monde, intifada, israelien, voyage, temple |
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Intifada
Dimanche 14 juillet 1991
Depuis la guerre des pierres, la cohabitation en a pris un coup. Rares sont les israéliens qui s’aventurent dans un quartier voisin du leur. Mais prenant notre courage à deux mains, nous quittons la ville par la Porte Saint Etienne. Et montons déterminés au Mont de Oliviers. En chemin, nous admirons l’église Sainte-Marie-Madeleine aux coupoles dorées construite par Alexandre III de Russie. L’ascension est raide sur la fin mais le panorama est grandiose.
Au pied des remparts, le cimetière arabe fait face au cimetière juif. Le dôme du Rocher illumine la ville éternelle. A notre gauche s’étire la vallée du Cédron, à droite le quartier musulman d’où nous venons. Au loin, la masse imposante de la Knesset et quelques hautes tours blanches égratignent à peine le ciel de leurs antennes.
C’est en repartant vers la ville que nous avons célébré ce jour de fête nationale. Pas de pétard, mais un sifflement, puis un autre, un bruit sourd, des cailloux ! Des pierres même ! J’engueule le gamin lanceur d’engin, mais il rameute ses copains, des ados qui apportent leur pierre à l’édifice.
Pas la peine de parlementer, nous ressemblons de loin à des américains en goguette et la guerre du golfe est encore dans les mémoires de ces garnements. Inutile de leur crier que nous aimons la Palestine, que nous sommes français, ce qui n’est assurément pas un laisser passer. Nous prenons les jambes à notre cou, évitons les missiles tant bien que mal, et trouvons refuge, hors de leur vue et hors d’haleine, à la providentielle porte des ordures (Bab Silwan fait face au village de Silwan). D’après mon guide, depuis le IIe siècle après J.-C., les détritus de la ville passaient par cette porte pour être jetés à l’extérieur. Nous acceptons l’invitation sans résistance. Ouf !

Nous voici maintenant dans le quartier juif, vite retrouver nos esprits. J’opte pour un café turc très serré et un falafel égyptien que je mange debout et légèrement courbé, comme on m’a appris, pour ne pas illustrer ma chemise. Les pois chiches me donnent de l’air et les gousses d’ail une haleine de chacal. On atteint vite ainsi le quartier arménien ; il y règne une douce quiétude et les lauriers sont en fleurs. Deux jeunes mariés prennent la pose. Face au Mont Zion et aux arides collines de Judée leurs ombres se rejoignent sur les murs de la ville.
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Publié à 13:43, le 15/02/2012, Jérusalem Mots clefs : palestinien, falashas, haredim, arabe, temple, mosquée, café, falafel, denismartin, denis martin, israelien, juif, intifada, 1991, guerre du golfe, empire soviétique |
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Khamat Gader
Jeudi 18 juillet 1991
Dans cette partie méridionale du plateau du Golan l’endroit pourrait être bucolique. Mais en y regardant de près, des miradors garnissent l’horizon et un épais réseau de barbelés nous sépare de la toute proche Jordanie.
Situés à sept kilomètres à l’est du lac de Tibériade, dans la vallée du Yarmouk, les thermes existent depuis le IIe siècle. On y traite les affections de la peau, les troubles urinaires et digestifs. Peu importe, il fera bon se reposer dans ses piscines d’eau saturée en minéraux et soulager nos articulations. En ce début de journée, sur les pelouses ombragées, les sièges et les chaises longues, peu de monde. Mais de nombreux bus viendront y déposer curistes et curieux. Nous y passerons la journée, en sortirons la peau ramollie et gonflée par l’eau tiède, mais nettoyée des tissus morts par des dizaines de poissons oranges.

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Publié à 13:00, le 15/02/2012, Tibériade Mots clefs : psoriasis, 1991, palestinien, denis martin, denismartin, falafel, café, juif, thermalisme, israelien |
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Mer Morte.
Samedi 20 juillet 1991
C’est totalement écrasé par la chaleur que nous atteignons la Mer Morte .Elle s’étend à 390 m au dessous du niveau de la mer me dit cette carte postale. De l’autre côté la Jordanie domine cette fascinante cuvette d’eau tiède. Le ciel est d’azur sans aucun nuage. Comme des fantômes, des barges s’évaporent sur leur lit de sel. La plage est aménagée de quelques douches, et on peut s’allonger sur une chaise longue à l’ombre d’un parasol. Rien de bien folichon .Le mieux est de se jeter à l’eau en prenant garde à ne pas se frotter les yeux. L’eau a un aspect savonneux, car elle est fortement minéralisée. C’est peu de le dire ; contenant 275 grammes de sel par litre, elle est imbuvable et très irritante. Les mauvais nageurs y verront l’avantage de flotter à condition de garder l’équilibre. Nous ne sortirons de l’eau qu’une fois après avoir vu une douche se libérer, sous peine de ratatiner.

La nuit est impitoyable et l’aube vient nous délivrer de cette forge. Reste à escalader la montagne de Massada que l’on voit au sud. Quelle idée d’y implanter une forteresse. C’est en 73 après JC que les romains assiégèrent le lieu. Ils virent alors les courageux Zélotes se jeter dans le vide plutôt que de se rendre. Quant à nous, nous trouverons un snack et un resto kasher au pied de la falaise et 435 mètres à grimper à pied. Une bonne heure d’ascension, déshydratation et isolation en option.
J’adopte une tenue bédouine un peu relookée pour l’occasion.
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Publié à 12:18, le 15/02/2012, Mer Morte Mots clefs : psoriasis, 1991, denis martin, mer morte, denismartin, israel, massada, thermalisme, plage |
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Eilat
Lundi 22 juillet 1991
Il n’y a que deux solutions pour gagner la Mer Rouge et le golfe d’Aqaba : en stop ou en bus. Nous essaierons le stop et finirons en bus
La ville est rigoureusement sécurisée, et ici, c’est Ibiza ! La saison, c'est-à-dire la fête, dure toute l’année. L’eau est chaude les plages agréables et les gens moins austères. On flirte, on se côtoie, on s’interpelle et se chamaille mais surtout on bronze, on cuit même. Nous rencontrons une sympathique famille de Beer-Sheva qui squatte sans vergogne un bout de plage privée. Ils seront nos joyeux compagnons de ce lundi.
Mais le véritable trésor d’Eilat, ce sont ses récifs coralliens et son abondante faune sous-marine. Nous visiterons le « The Coral World Underwater Observatory » aquarium « dans la mer » où cohabitent poissons de toutes les couleurs et requins, invertébrés, éponges et tortues marines.
La nuit sur la plage est douce, rythmée du ronronnement protecteur de la vedette garde côte.
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Publié à 11:46, le 15/02/2012, Eilat Mots clefs : denis martin, mer morte, corail, denismartin, fête, israel, massada, aquarium, plage |
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Marrakech
Lundi 16 février 2009
La muraille blanche de l’Atlas barre l’horizon étincelant. Nous sortons de l’aéroport Marrakech Menara. Je n’étais pas retourné au Maroc depuis décembre 1990. Nous avions découvert le Sud à bord d’une 4L. Un long chemin qui nous mena D’Agadir à Merzouga quand la route goudronnée n’avançait pas jusqu'aux dunes.
Ce matin, une 205 beige nous mène à l’hôtel. Il reste peu de 404 ou de 504, voitures que je rencontrais en nombre il y a 20 ans, mais de grosses Mercedes ont pris leur place.
L’hôtel est tout à fait correct pour 300 dirhams, même si l’eau coule bruyamment des robinets. C’est ici Gueliz, la ville moderne, la gare est proche et la Koutoubia au bout de la longue avenue.
L’atmosphère de la place Jemaa el Fna reste inchangée. Mais la crise semble être passée par là : beaucoup de monde, des curieux, des porteurs d’eaux et des dresseurs de serpents, mais peu d’acheteurs. En ce mois de février, les travaux offrent aux touristes des occasions de se perdre davantage. On se bouscule, on klaxonne, slalome, on s’agite et on s’évite. Un enfant renversé par une mobylette est relevé en pleurs, tandis qu’un âne aux dents jaunes attend tristement son fardeau. Dans cette rue menant à la Place, des DVD enregistrés en salle sont en vente. Pour un euro on peut entendre tousser quand Leonardo Di Caprio embrasse sa partenaire.

Le coucher de soleil sur la terrasse du Café France reste un spectacle inoubliable, quand les fumées des marchands ambulants montent des échoppes dans le foisonnement des lampes au kérosène. Ces restaurants hélas standardisés font penser à une nuée de lucioles au cœur de la ville. Bien qu’invités avec insistance à nous y asseoir, nous préférons le menu du Toubkal, copieux et très bon marché.
Un orage menace, nous rentrons à pied, Marrakech pétarade, crie puis murmure. Demain nous prendrons le train pour Casa.
Des images aussi
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Publié à 14:57, le 14/01/2012, Marrakech Mots clefs : denis martin, denismartin, mosquée, 4L, Mercedes, souk, merzouga, restaurant, marché |
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Jeudi 12 avril 2007
Jour 12
Nous quittons le jebel Harraz pour les hauts plateaux en passant par à Al Hajjarah véritable citadelle yéménite perchée à plus de 2500 mètres d'altitude. Nous nous perdons dans un dédale de maisons ocres aux décors blancs serrées les unes contre les autres. Du piton surplombant la falaise d'une centaine de mètres, le panorama est magnifique. Les cultures en terrasse accueillent quelques champs de qat et les figuiers de barbaries semblent avoir revêtus leurs habits de lumière. Ces éternels sacs plastiques bleus et roses finiront par faire partie du paysage ! Qu’importe, cela ne semble guère perturber le lézard yéménite qui porte des pattes bleues, une queue orangée sur un corps sombre et tacheté.

Dans la voiture, l’ambiance reste électrique. Abdul n’a pas décroché un mot à Manue qui pense vraiment s’être trompée de circuit, on est en pleine télé réalité. Hervé reste Zen et tente de recoller les morceaux. Le ciel s’obscurcit. Au loin, l’orage gronde aussi sur Sanaa. Nous grimpons à 3000m. Kawkaban, nid d’aigle plongeant sur Shibam et ses alentours, offre ses couleurs du soir, orange et ocre sur fond bleu, ses visages d’enfants et ses brouettes de bibelots.
La nuit sera fraîche.
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Publié à 17:52, le 7/01/2012, Sanaa Mots clefs : Citadelle, Al Hajjarah, lézard yéménite, panorama, maisons ocres, jebel Harraz, sacs plastiques, denismartin, denis martin |
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Samedi 07 avril 2007…
Nous traçons vers le Sud sur ces plateaux désertiques, l’autoradio résonne d’une biguine alors qu’éclate enfin l’océan indien. Abdul nous arrête au marché aux poissons d’Al Mukalla.
Il achètera un mérou que nous ferons cuire à côté, face à la mer. Le repas est un vrai délice; mélange de cumin, de cannelle, de coriandre, de cardamome, de clou de girofle ou de fenugrec.
Helba, shorba, Kabsa et autre Chatchuka , on mange ici plein de bonnes choses épicées accompagnées de riz ou de légumes, avec des omelettes et du pain, le tout servi à même le sol ou sur la table sur l’inévitable nappe en sac plastique.
Le mérou est carbonisé dans un énorme four en terre, mais sa chair reste blanche et savoureuse. On en retire maladroitement quelques morceaux avec les doigts, en buvant un thé sucré à la cardamome et à la cannelle. Avril est la saison des mangues, on en fait d’excellents jus qui facilitent, s’il le fallait le transit intestinal.
Bivouac à Bir Ali, une plage de rêve avec paillotes, eaux turquoises et sable blanc, un filet d’eau pour se rincer et un éclairage des plus sobres.
Je dormirai face à la mer.
des images aussi...
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Publié à 22:22, le 6/01/2012, Al Mukall? Mots clefs : bir ali, canelle, kabsa, chatchuka, merou, helba, al mukalla, denis martin, denismartin, mangues |
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Samedi 14 avril 2007
Départ le matin, nous remontrons jusqu’à 3100 m d’altitude sur le plateau de Bokur. Mais on ne marchera pas ici. Dommage, l’approche mériterait mieux qu’une dépose en 4x4 . Mais la vue est à couper le souffle et elle vaut bien quelques clichés.
Longue descente à pied sur une route en construction jusqu’à At Tawila., et retour à Sanaa par le célèbre Dar Al Hagar. C’était la résidence d’été de Yaya, l’iman pas le chauffeur, et on le comprend. Terrasses, mafraj, hammam, cuisines, grenier, puits et tant d’autres choses, rien ne manque.
Sanaa, Sultan Hôtel. Nous passons chez le barbier, faisons peau neuve et enfilons de nouveaux habits. Nous mangeons une paire de brochettes dans le souk avant de nous retrouver au beau milieu d’un mariage. Coup d’oeil à la montre, il faut y aller .Yalla !....
d'autres images du Yemen...
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Publié à 22:20, le 6/01/2012, A? ?aw?lah Mots clefs : grenier, cuisines, mafraj, Terrasses, denis martin, denismartin, hammam, mariage, souk |
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Rien à voir avec le dictateur,le lycée Franco Costarricense (Liceo Franco- Costarricense) se situe prés de Trés Rios. C'est un quartier trés agréable même si je vivais chez mes amis dans un autre quartier de San Jose... Pour info, un professeur des écoles sans expérience en 2011 avait un salaire de 575.000 colons soit environ 900 euros . Comme en France, un temps complet, c'est 27 heures hebdomadaires.
C'est en mars 1988, que je me rends dans ce pays et après quinze jours de remplacement en maternelle, je vais enfin pouvoir me consacrer entièrement à sa découverte .
voir aussi
http://www.flickr.com/photos/denmartin/5005092960/in/set-72157624837545507
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Publié à 15:07, le 5/01/2012, San José Mots clefs : enseigner, Liceo Franco- Costarricense, expatrié, san jose, lycée franco costaricien, denis martin, denismartin, costa rica, bus |
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